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La thérapie EMDR sera proposée à partir du printemps 2027.
Ma formation débute en février 2027 auprès de l'IFEMDR, les premières séances se dérouleront dans le cadre d'une pratique supervisée. D'ici là, les difficultés liées à un traumatisme peuvent déjà être accompagnées en TCC (voir « En attendant », plus bas).
Certains événements ne restent pas dans le passé. Des années plus tard, une image, une odeur ou un mot suffisent à raviver la peur, la honte ou l'impuissance, comme si la scène se rejouait. Ce n'est ni un manque de volonté ni une fragilité : c'est la façon dont certains souvenirs, restés en quelque sorte « non digérés », continuent d'agir sur le présent.
La thérapie EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing, soit « désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires ») est une psychothérapie structurée, conçue pour aider le cerveau à retraiter ces souvenirs. L'objectif n'est pas d'effacer ce qui s'est passé. Il s'agit de permettre au souvenir de perdre sa charge, pour que vous puissiez l'évoquer sans être submergé(e).
Je proposerai cette approche à partir du printemps 2027, en complément des thérapies que je pratique déjà : TCC, thérapie des schémas et approche systémique. Cette page présente ce qu'est l'EMDR, ce qu'en dit la recherche, à qui elle s'adresse et comment elle s'intégrera à mon accompagnement.
Développée à la fin des années 1980 par la psychologue américaine Francine Shapiro, l'EMDR est aujourd'hui l'une des psychothérapies les plus étudiées dans le traitement du psychotraumatisme. Elle suit un protocole précis en huit phases. Au cœur du travail, vous vous concentrez sur un souvenir difficile tout en suivant des stimulations bilatérales alternées : le plus souvent des mouvements des yeux, parfois des sons ou des tapotements.
L'EMDR s'appuie sur le modèle du « traitement adaptatif de l'information ». Selon ce modèle, le cerveau intègre naturellement la plupart des expériences difficiles, qui deviennent avec le temps des souvenirs parmi d'autres. Mais quand un événement dépasse nos capacités d'adaptation, le souvenir peut rester figé avec les images, les émotions, les sensations et les croyances du moment : « je suis en danger », « c'est de ma faute », « je suis impuissant(e) ».
La thérapie vise à relancer ce travail d'intégration. Par souci de rigueur, précisons que son mécanisme exact reste débattu. Une hypothèse bien étudiée est celle de la mémoire de travail : se concentrer à la fois sur le souvenir et sur une tâche qui mobilise l'attention réduirait la vivacité et la charge émotionnelle du souvenir.
Ce débat porte sur le « comment », pas sur le résultat : l'efficacité de l'EMDR dans le stress post-traumatique est, elle, bien établie.
Organisation mondiale de la santé : dans ses lignes directrices de 2013, l'OMS cite la TCC et l'EMDR parmi les traitements spécialisés vers lesquels orienter les personnes souffrant de stress post-traumatique.
Haute Autorité de Santé : en France, son guide de 2007 sur les troubles anxieux graves désigne la TCC centrée sur le traumatisme ou l'EMDR comme traitement de choix de l'état de stress post-traumatique.
Comparaisons : les synthèses disponibles ne montrent pas de supériorité nette de l'une de ces deux approches sur l'autre pour le stress post-traumatique de l'adulte. Le choix dépend donc surtout de votre situation et de vos préférences.
L'EMDR a été développée, et surtout validée, pour le trouble de stress post-traumatique (TSPT). Celui-ci peut survenir après un accident, une agression, des violences, une catastrophe, un deuil brutal, une hospitalisation ou un accouchement difficile. Ses signes les plus fréquents :
des souvenirs qui s'imposent : images, cauchemars, impression de revivre la scène ;
l'évitement de tout ce qui rappelle l'événement ;
un état d'alerte permanent : sursauts, irritabilité, sommeil perturbé, difficultés de concentration ;
un changement dans la façon de se voir, de voir les autres et le monde : honte, culpabilité, méfiance, détachement.
L'EMDR est aussi utilisée lorsque des souvenirs douloureux, sans constituer un TSPT, nourrissent une souffrance actuelle : phobies apparues après un événement précis, deuils difficiles, expériences d'humiliation ou de harcèlement, certaines formes d'anxiété. Dans ces situations, les données scientifiques sont plus limitées ou encore en construction. L'indication se discute donc au cas par cas, et l'EMDR devient un outil parmi d'autres au sein de la thérapie.
Avant tout travail sur les souvenirs, une évaluation vérifie que les conditions de sécurité sont réunies. Certaines situations demandent une phase de stabilisation plus longue, voire une autre approche : traumatismes répétés ou précoces, forte tendance à la dissociation, crise suicidaire, violences toujours en cours, consommation importante de substances. L'EMDR est par ailleurs contre-indiquée en cas de trouble psychotique, et certaines conditions médicales sont à signaler dès le départ (épilepsie, problèmes oculaires, grossesse).
C'est pourquoi je commencerai cette pratique par des situations ciblées, avant d'élargir progressivement mon champ d'intervention au fil de la formation et de la supervision.
Dans un premier temps, je proposerai l'EMDR aux adultes. Le travail EMDR avec les enfants et les adolescents relève d'une spécialisation distincte. Pour eux, je continue de proposer un accompagnement en TCC et en approche systémique.
Histoire et plan de traitement : nous explorons votre parcours, vos difficultés actuelles et les souvenirs qui les alimentent, puis nous définissons ensemble les cibles du travail.
Préparation : vous découvrez le fonctionnement de la méthode et apprenez des outils de régulation émotionnelle, comme l'exercice du « lieu sûr ». Brève ou plus longue selon les besoins, cette phase permet de traverser les séances en sécurité.
Évaluation : nous précisons le souvenir cible, avec son image, la croyance négative associée (« je suis en danger »), la croyance que vous aimeriez retrouver (« c'est fini, je suis en sécurité »), les émotions et les sensations. Leur intensité est mesurée sur des échelles simples.
Désensibilisation : vous vous concentrez sur le souvenir pendant de courtes séries de stimulations bilatérales. Entre deux séries, vous décrivez simplement ce qui vient, et la charge émotionnelle diminue progressivement.
Installation : la croyance positive choisie est renforcée, jusqu'à ce qu'elle sonne juste.
Scanner corporel : nous vérifions qu'aucune tension liée au souvenir ne persiste dans le corps.
Clôture : chaque séance se termine par un retour au calme, que le travail soit achevé ou non.
Réévaluation : au début de la séance suivante, nous faisons le point sur ce qui a évolué et ajustons la suite.
Le nombre de séances varie beaucoup d'une personne à l'autre : un événement unique peut parfois se traiter en quelques séances de retraitement, quand des traumatismes multiples ou anciens demandent un accompagnement plus long. À titre de repère, la HAS évoque habituellement 15 à 20 séances, à raison d'une ou deux par semaine, pour la psychothérapie d'un stress post-traumatique installé. Elle précise aussi que ce traitement se propose quel que soit le temps écoulé depuis l'événement.
Les séances de retraitement durent généralement plus longtemps qu'une consultation classique, souvent 60 à 90 minutes. Entre deux séances, le travail peut se poursuivre (rêves, souvenirs ou émotions qui remontent) : nous prévoirons ensemble des outils pour accueillir ces réactions. La durée des séances et les tarifs seront précisés à l'ouverture des consultations EMDR.
Je ne conçois pas l'EMDR comme une technique isolée, mais comme un outil de plus au service d'une compréhension globale de votre situation. Dans la logique de l'Institut MAP-Sy (→ lien vers la page de l'Institut), il s'agit d'articuler ce qui fonctionne le mieux dans chaque approche.
Les deux approches partagent la même exigence de structure et d'évaluation. La TCC apporte la psychoéducation, les outils de régulation émotionnelle et le travail sur les évitements ; l'EMDR permet de retraiter directement les souvenirs qui alimentent les symptômes. Selon les situations, elles se succèdent ou se combinent.
Certaines difficultés actuelles, comme le sentiment de ne pas valoir assez, la peur de l'abandon ou la méfiance, prennent racine dans des expériences précoces. La thérapie des schémas aide à identifier ces schémas et leur origine. L'EMDR peut alors cibler les souvenirs qui les ont forgés.
Un traumatisme ne se vit jamais en vase clos : il touche le couple, la famille, le travail, et s'inscrit parfois dans un contexte collectif (violences, exil, crises). L'approche systémique permet de prendre en compte ces dimensions. Le travail individuel peut ainsi s'accompagner, si besoin, d'un travail sur l'environnement relationnel.
L'EMDR accorde une place centrale aux mots : la croyance négative liée au souvenir et la croyance positive visée doivent être formulées avec précision, car leur justesse oriente le travail. Ma formation en sciences du langage m'aide à accompagner cette mise en mots, à repérer les formulations qui enferment et à trouver celles qui ouvrent.
Par souci de transparence, voici où j'en suis et ce qui est prévu :
Aujourd'hui : psychologue-psychothérapeute, doctorant, spécialisé en neuropsychologie, avec une expérience clinique en institution et en libéral, formé aux TCC, à la thérapie des schémas et à l'approche systémique
Février 2027 : début de ma formation à la thérapie EMDR auprès de l'IFEMDR. Elle se déroule en deux niveaux, entrecoupés de temps de pratique supervisée.
À partir du printemps 2027 : premières prises en charge EMDR, dans le cadre de cette pratique supervisée.
Je vous indiquerai toujours clairement mon niveau de formation au moment où nous travaillerons ensemble. Cette page sera mise à jour à chaque étape.
Vous n'avez pas besoin d'attendre le printemps 2027 pour être aidé(e). Les TCC centrées sur le traumatisme font partie, avec l'EMDR, des approches de référence du stress post-traumatique, et je peux déjà vous accompagner avec ces outils : en ligne (→ lien vers « Psychothérapie TCC en ligne ») ou au cabinet de Sarlat, en Dordogne (→ lien vers « Psychologue Sarlat & Beyrouth »).
Vous souhaitez commencer dès maintenant ? Réservez le premier entretien de 15 minutes, offert et en visioconférence, pour faire le point sur votre situation.
[Bouton : PREMIER ENTRETIEN (OFFERT) → ton lien habituel]
Vous souhaitez travailler spécifiquement en EMDR ? Inscrivez-vous sur la liste d'attente en précisant « EMDR » : je vous recontacterai à l'ouverture des consultations.
[Bouton : S'INSCRIRE SUR LA LISTE D'ATTENTE → ton formulaire, avec une option « EMDR » à ajouter]
En cas d'urgence : si vous traversez une crise ou pensez au suicide, n'attendez pas. En France, appelez le 3114 (numéro national de prévention du suicide, gratuit, 24 h/24) ou le 15. Au Liban, appelez le 1564, la ligne nationale de soutien émotionnel et de prévention du suicide (Embrace).
Vous souhaitez travailler spécifiquement en EMDR ? Inscrivez-vous sur la liste d'attente en précisant « EMDR » : je vous recontacterai à l'ouverture des consultations.
Oui, l'EMDR peut se pratiquer en visioconférence, avec des adaptations : mouvements oculaires guidés à l'écran, ou tapotements alternés que vous réalisez vous-même. Les premières études sont encourageantes, mais cette modalité demande des précautions : un lieu calme et sécurisé, une connexion stable et une situation clinique qui s'y prête. Les modalités que je proposerai (cabinet, visio) seront précisées à l'ouverture des consultations EMDR.
Non. L'EMDR ne demande pas de décrire l'événement dans tous ses détails, ni de le répéter à voix haute. Il suffit de pouvoir s'y connecter intérieurement, et vous restez libre de ce que vous partagez.
Non. Le souvenir reste, mais il perd sa charge émotionnelle : on peut se le rappeler sans le revivre.
Non. Vous restez pleinement conscient(e) tout au long de la séance, et vous pouvez l'interrompre à tout moment. Ce sont deux approches distinctes, même si je pratique aussi l'hypnose dans d'autres contextes.
Cela dépend de votre histoire et de vos objectifs : quelques séances de retraitement peuvent suffire pour un événement unique, davantage pour des traumatismes multiples ou anciens. Nous en discutons dès l'évaluation, puis nous faisons le point régulièrement.
Mes consultations sont proposées hors conventionnement avec l'Assurance Maladie. Certaines mutuelles remboursent tout ou partie des séances de psychologue : renseignez-vous auprès de la vôtre.
L'EMDR s'adapte aux enfants et aux adolescents, mais ce travail relève d'une spécialisation spécifique. Je ne le proposerai donc pas à ce public dans un premier temps. Je peux en revanche accompagner votre enfant ou votre adolescent en TCC ou en approche systémique.